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Les Fleurs du Mâle

26 mars | 19h00 - 21h00

Le Centre Culturel Anatolie a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition peinture

« LA FLEUR DU MÂLE »

Daniel COLAGROSSI
Exposition du 26 mars au 26 avril 2026


Daniel COLAGROSSI
30/07/1958 : Naissance à Thionville, dans l’Est de la France. Commence à jouer au Rugby en 1975 à Ytuz, 1977 Toulon, 1979 Valence, 1980 Hyères, pour le quitté en 1983 à Boulogne-Billancourt. Cela lui permettant de circuler librement de café en café parisien, où il a rencontré Roland Topor. Son amitié avec l’écrivain Robert Giraud, lui permit de photographier Robert Doisneau photographe.
La « chambre noire» qu’il occupait dans l’atelier de lithographie parisien de Peter Bramsen, a ouvert ses champs d’observation vers des artistes de renoms internationaux, tels Pierre Alchinsky, Erik Dietman, Antonio Saura, Guillermo Arizta, Marc Brusse, Olivier O.Olivier etc.

LA FLEUR DU MÂLE (Pourquoi ce titre ?)
Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire, paraissaient en 1857 aux éditions Poulet-Mallassis, en provocant un scandale moral dans la société bien-pensante de l’époque, qui ira jusqu’au procès et imposera à l’éditeur une forte amande, et la destruction des poèmes édités. Le poète évoquait un idéal et une critique de la femme, sous divers formes, au travers de trois de ses maîtresses aux mœurs lestes. Elles se nommaient : Jeanne Duval, Apollonie Sabatier et Marie d’Auburn. Mon idée instinctive, pour nommer cette expo, fut de transposer le titre du recueil baudelairien, qui désignerait celui de mon travail en : La Fleur du Mâle. Sans plus de recherche, cette forme orthographique du « mâle », aboutirait à une conclusion métaphorique de son sexe. La trouvant trop sommaire, pour réaliser un travail pictural, je décidais de pousser mes investigations. Le crash boursier des « subprimes » de 2008 remonta assez rapidement dans mon esprit. Et tout de suite s’articula la période spéculative de la tulipe, historiquement partagée en Hollande et dans l’Empire Ottoman, provoquant en 1637 le premier crash spéculatif international. Les conséquences politiques, économiques et sociales furent désastreuses, pour les pays qui commerçaient les bulbes de cette fleur. La liaison entre les systèmes financiers virtuels, inventés par le sexe masculin, et celle des économies factuelles de la fonction familiale, ou celle des petits commerces gérées par le sexe féminin, se juxtaposaient dans mon esprit, pour évoquer l’apparat de cette fleur dans une succession de mise en scène de tableaux. Je me permets donc de souligner, comment un système financier virtuel développé par les « mâles », peut à la fois créer un intérêt plastique, tout en concentrant sa fonction financière, allant jusqu’à l’hystérie spéculative d’un crash, et à la déchéance de son système. Constatons, que Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire auront provoqué moins d’instabilité financière dans une société, que celle du « Mâle » spéculateur. Les financiers ont bien tort d’ignorer l’impact des bons poètes. Leur esthétisme spirituel peut traverser les siècles de nos sociétés, en accordant aux éditeurs et marchands, un certain enrichissement. Philistins!, un peu de gratitude que diantre! L’ère de la tulipe (Lâle Devri) se cristallisa dans l’empire Ottoman, entre 1718 et 1730. Elle débute donc par le traité de Passarowitz, pour s’achever dans la rébellion sanglante de Patrona Halil, instigateur d’un soulèvement populaire, sous le règne du Sultan Ahmet III. La tulipe représentait dans l’esprit des ottomans, une perfection stylisée de la beauté, et l’incarnation ostentatoire des richesses matérielles. Le miniaturiste Abdülcel Levni a illustré plusieurs albums de la cour, appelés: Lâle (tulipe). La période spéculative de cette fleur, voit son apogée entre 1726 et 1727. Pour exemple, la Hollande qui étaient en plein essor capitaliste, proposait des prix prohibitifs de l’ordre de 1.256.000€ les 40 bulbes, voir 37 800€ le bulbe. Cela peut donc vous donner une idée du contexte de la débâcle financière, après la chute économique de ses petits oignons. Sans plus tarder, je vous invite donc à vous mettre au parfum de cette exposition, sans aucune arrière pensée de spéculation future, mais avec un panel de prix abordables.

Détails

Lieu

  • Centre Culturel Anatolie
  • Centre Culturel Anatolie 77 rue La Fayette
    Paris, 75009 France
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  • Téléphone +33 1 42 80 04 74
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